Grâce au soutien généreux et à l'engagement de la Fondation McFarland, dont l'appui financier est apporté par l'intermédiaire de Tearfund, le PPSSP renforce sa réponse face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola (MVE) dans la ville de Beni. Ce partenariat traduit l'importance accordée au renforcement des initiatives de proximité et à la protection des communautés confrontées aux conséquences sanitaires et socioéconomiques de l'épidémie.
Dans les aires de santé de Mangothe et Benengule, le PPSSP déploiera, du 1er septembre au 31 décembre 2026, une réponse intégrée articulée autour de trois priorités : renforcer les barrières contre Ebola, mobiliser les communautés et soutenir les ménages les plus vulnérables.
L'intervention vise au total 124 845 personnes, dont 37 454 bénéficiaires directs et 87 391 bénéficiaires indirects.
• Renforcer les barrières là où les populations se rencontrent
Marchés, parkings, écoles et formations sanitaires constituent des lieux de forte fréquentation où les mesures de prévention doivent être particulièrement visibles et accessibles.
Pour renforcer ces barrières, le PPSSP installera huit dispositifs de lavage des mains dans deux marchés, deux parkings, deux écoles et deux formations sanitaires. Ces dispositifs seront régulièrement approvisionnés en eau et dotés de chlore et de gel hydroalcoolique.
Huit points de dépistage seront également équipés de thermo-flash, avec le déploiement de huit agents chargés de la prise de température, de la promotion de l'hygiène et de l'orientation des alertes conformément aux protocoles en vigueur. Des parasols permettront d'améliorer les conditions de travail des agents et d'accueil des usagers.
Dans les établissements scolaires et les structures de santé ciblés, le projet renforcera également la prévention et le contrôle des infections (PCI) à travers la mise à disposition de kits PCI dans deux écoles et deux formations sanitaires.
L'objectif est clair : agir en amont, renforcer les mesures barrières et contribuer à détecter et orienter rapidement toute situation suspecte.
• Faire des communautés des acteurs de la riposte
La lutte contre Ebola ne se gagne pas uniquement dans les structures sanitaires. Elle se joue aussi au cœur des communautés.
Le PPSSP renforcera ainsi les capacités de 25 RECO, mais aussi de 25 animateurs des aires de santé et responsables religieux, 25 enseignants et membres des comités de parents et 25 jeunes.
Ces acteurs seront outillés sur les modes de transmission d'Ebola, les signes d'alerte, les mesures de prévention, le référencement des alertes, la lutte contre les rumeurs et la communication avec les communautés.
Des supports IEC, une vidéo de sensibilisation et des séances de cinéma mobile viendront compléter cette mobilisation afin de rapprocher les messages de prévention des populations.
L'ambition est de faire de chaque acteur formé un relais de confiance, capable d'informer, d'écouter, de faire remonter les préoccupations et de contribuer à l'adoption de comportements protecteurs.
• Protéger les ménages face aux conséquences d'Ebola
Parce qu'une épidémie ne menace pas seulement la santé, mais peut également fragiliser les revenus et l'accès à l'alimentation, le projet intègre un volet consacré à la sécurité alimentaire et au soutien des ménages vulnérables.
Une évaluation permettra d'identifier les ménages dont la situation alimentaire a été affectée par les conséquences du contexte Ebola. 150 ménages vulnérables seront ensuite sélectionnés et validés selon des critères objectifs et vérifiables.
Chaque ménage bénéficiaire recevra une assistance de 160 USD, accompagnée de séances de sensibilisation sur la nutrition, la diversité alimentaire, l'hygiène alimentaire et les pratiques préventives contre Ebola.
Deux enquêtes post-distribution permettront ensuite de suivre l'utilisation de l'assistance et d'apprécier son effet sur l'accès alimentaire des ménages.
• Une réponse intégrée, au plus près des populations
À travers cette intervention, le PPSSP entend apporter une réponse qui va de la prévention à l'action communautaire, de la détection précoce au soutien des ménages vulnérables.
La coordination avec les Zones de santé, les autorités locales, les structures sanitaires, les écoles, les leaders communautaires et les autres acteurs permettra de renforcer la complémentarité des actions et leur ancrage local.
À Beni, le message est donc simple : face à Ebola, chaque barrière compte, chaque alerte compte et chaque communauté compte.
En soutenant cette réponse, la Fondation McFarland, à travers Tearfund, contribue à renforcer les capacités locales de prévention et à protéger les populations les plus exposées. Son engagement aux côtés des communautés de Beni constitue ainsi un appui précieux à une riposte plus proche, plus réactive et plus résiliente.
« À Beni, le message est donc simple : face à Ebola, chaque barrière compte, chaque alerte compte et chaque communauté compte. »