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KUBORESHA AFYA – Eau, Hygiène et Assainissement à Beni et Mweso
Général

KUBORESHA AFYA – Eau, Hygiène et Assainissement à Beni et Mweso

17/08/2026 | Administrateur PPSSP | 115 vues
KUBORESHA AFYA – Eau, Hygiène et Assainissement à Beni et Mweso
KUBORESHA AFYA • Eau, Hygiène et Assainissement • Beni & Mweso
République démocratique du Congo • Zones de santé de Beni et Mweso

KUBORESHA AFYA : à Beni et Mweso, l’eau, l’hygiène et l’assainissement au cœur d’un changement qui protège des vies

Quand une famille peut enfin accéder à l’eau, disposer d’une latrine et adopter les gestes qui protègent ses enfants, ce ne sont pas seulement des chiffres qui changent. Ce sont des vies qui deviennent plus sûres. Dans les zones de santé de Beni et de Mweso, en République démocratique du Congo, le projet KUBORESHA AFYA, financé par le Département d’État américain et mis en œuvre par le PPSSP, a contribué à renforcer l’accès des communautés aux services essentiels d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH).

Dans un contexte marqué par la vulnérabilité des populations, les déplacements et les difficultés d’accès aux services de base, les résultats de l’enquête finale menée auprès de 418 ménages montrent une évolution encourageante.

Des chiffres qui racontent une réalité humaine

79,0 % 97,1 % Ménages avec accès à une source d’eau améliorée
18,9 % 78,5 % Ménages disposant d’eau en quantité suffisante
41,4 % 75,8 % Ménages avec latrine
19,0 % 8,6 % Défécation adulte en plein air

Derrière ces pourcentages se trouvent des familles qui ont davantage de possibilités de boire, cuisiner, se laver et vivre dans un environnement plus sain et plus digne. Chaque point gagné est une victoire pour la santé publique.

De la connaissance à l’action : le prochain combat

Le changement se manifeste également dans les connaissances. La proportion de personnes capables de citer au moins trois moments clés du lavage des mains est passée de 33,0 % à 57,9 %.

Mais l’étude révèle un défi majeur : savoir ne suffit pas toujours pour pouvoir agir. Alors que les connaissances progressent, seuls 35,4 % des ménages disposent d’un dispositif de lavage des mains. Plus préoccupant encore, seulement 5,0 % des ménages déclarent traiter leur eau de boisson. Autrement dit, le chemin parcouru est important, mais le chemin restant à parcourir l’est tout autant.

Parce qu’un enfant malade rappelle que le combat n’est pas terminé

L’enquête montre que 18,9 % des ménages ont déclaré qu’au moins un enfant de moins de cinq ans avait souffert de diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête. Ce chiffre nous rappelle une réalité essentielle : construire une infrastructure ne suffit pas. Il faut aussi qu’elle soit utilisée, entretenue et accompagnée de comportements qui protègent réellement la santé.

« L’eau doit rester sûre jusqu’au verre. Les mains doivent pouvoir être lavées au bon moment. Les latrines doivent être utilisées et entretenues. Les communautés doivent disposer des connaissances, des moyens et de l’environnement nécessaires pour transformer les bonnes pratiques en habitudes quotidiennes. » — Équipe PPSSP

KUBORESHA AFYA : des infrastructures, mais surtout un changement durable

Les résultats obtenus à Beni et Mweso montrent qu’une intervention WASH peut contribuer à faire évoluer les conditions de vie des communautés. Mais le véritable succès ne se mesure pas uniquement au nombre d’ouvrages réalisés ou de ménages desservis. Il se mesure :

  • À la capacité d’une mère à donner une eau plus sûre à son enfant ;
  • À la possibilité pour une famille de disposer d’une latrine ;
  • À un enfant qui peut grandir dans un environnement plus propre ;
  • À une communauté qui connaît les gestes qui sauvent et dispose des moyens de les appliquer.

C’est pourquoi la prochaine étape doit être de consolider les acquis en renforçant le traitement et le stockage sécurisé de l’eau, le lavage des mains avec eau et savon, l’utilisation et l’entretien des latrines, ainsi que les approches de changement social et comportemental.

Un progrès à célébrer. Une responsabilité à poursuivre.

Les résultats de KUBORESHA AFYA sont une source d’encouragement. Ils montrent qu’au cœur des difficultés, le changement est possible lorsque les ressources, l’expertise et l’engagement communautaire se rencontrent. Le Département d’État américain, à travers son financement, et le PPSSP, à travers la mise en œuvre du projet, ont contribué à créer les conditions permettant à ces progrès de devenir possibles.

Mais cette histoire ne s’arrête pas ici. À Beni et Mweso, chaque point gagné est une avancée. Chaque famille mieux desservie est une victoire. Chaque bonne pratique adoptée est une protection supplémentaire pour un enfant. KUBORESHA AFYA, c’est finalement cela : améliorer la santé, renforcer la dignité et donner aux communautés les moyens de mieux protéger leur avenir.

Note méthodologique : la comparaison entre l’enquête initiale et l’enquête finale repose sur deux enquêtes transversales réalisées à des périodes différentes et auprès de ménages qui n’étaient pas nécessairement les mêmes. Les résultats mettent en évidence une évolution favorable des indicateurs, mais ne permettent pas, à eux seuls, d’établir un lien causal direct entre les interventions et les changements observés.

Par Gabriel MOLISO,
Chef du Département de Recherche et Développement et Point focal communication du PPSSP

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